De l’Open Source dans vos projets informatiques ? Quelle idée !

On ne se rend compte de la criticité de la messagerie qu’une fois qu’elle tombe en panne! Chez BlueMind avec l’Open Source, on en a fait la priorité #1

Commençons par la base : comprendre les notions de droit dans l’Open Source

Comme les logiciels propriétaires, l’open source se définit par ses licences d’utilisation, qui s’appuient elles-mêmes sur le droit d’auteur. L’auteur, titulaire des droits, donne à l’utilisateur des droits étendus, et quelques devoirs. L’auteur reste donc parfaitement identifié, il a des droits sur sa création mais il permet différentes utilisations ou redistributions en fonction du type de licence.

Certains diront que le logiciel libre est un « mouvement humaniste« , partant du principe que le logiciel fait partie du patrimoine de l’humanité au même titre que la connaissance scientifique…

Open source humaniste
« Depuis que je suis passé à l’Open Source, j’ai ouvert tous mes chakras » (Personne Ever)

Sans aller si loin, nous pouvons dire que la vocation de l’open source est de reprendre le pouvoir sur les logiciels. Il faut bien l’admettre, les logiciels sont partout, à tel point qu’on invente même des cures de digital détox !

Le logiciel libre, lui,  pose le problème dans l’autre sens en disant que c’est à l‘homme d’en être le maître et non l’esclave. Mais pour réaliser cela, il faut que nous gardions le contrôle, que nous sachions tout ce dont le logiciel est vraiment capable (je vous renvoie à l’article sur la souveraineté qui soulevait justement ce lièvre).

Et cela fait précisément partie des grands piliers de la philosophie Open Source.

Pourquoi parle-t-on de plus en plus d’Open Source aujourd’hui ?

On pourrait presque citer la « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter car l’Open Source a apporté une rupture dans l’économie du logiciel en abaissant fortement les coûts. Et pour cause : si tout ce qui constitue le socle d’une plateforme informatique est devenu accessible pour des coûts fortement réduits, si le système d’exploitation, les bases de données, les logiciels serveurs, les outils de développement et d’administration le sont aussi, on imagine bien que le coût total d’un projet est « légèrement réduit » !

Microsoft et Linux

Attention, nous ne sommes pas non plus au pays des bisounours ! Les coûts structurels eux, sont bien imcompressibles : il faut du matériel, du support et de l’expertise humaine pour déployer et faire marcher tout cela. Les entreprises qui cent de l‘Open Source ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche mais bien de projets, de souscriptions, de conseil et de support.

Mais c’est évidemment sans commune mesure avec le coût classique du développement d’un logiciel propriétaire. Ce qui d’ailleurs donnait des sueurs froides à Microsoft et aux autres géants qui ont ti leurs empires sur la notion de propriété et de verrouillage des licences.

Trouve-t-on vraiment de l’Open Source partout ?

L’Open Source a eu des succès mitigés sur le PC, auprès du grand public et de la plupart des salariés, amenés à travailler sur des machines trustées par les logiciels « sur étagère » des fameux GAFAM. Voilà pourquoi on a souvent l’impression que l’Open Source reste assez confidentiel et réservé à quelques « geeks » réfractaires au système.

Hello Open Source

Pourtant la réalité est tout autre !

« La victoire de l‘Open Source a été écrasante du côté serveurs et Cloud. Si Windows domine sur les postes de travail, le système d’exploitation Linux a une domination plus grande encore sur les millions de serveurs des grandes plateformes du web, de Google, Facebook, Amazon, ou eBay, mais des plus petits acteurs de la même manière. » (source : La Tribune)

La réponse à la question « trouve-t-on de l’Open Source partout aujourd’hui ? » est donc clairement OUI !

Et en chiffres, ça donne quoi ?

CNLL

En 2017, l’Open Source représentait déjà 10% du marché global de l’IT en France, ce qui nous place loin devant nos concurrents européens – Royaume-Uni (6,5 %) et Allemagne (6,4 %).

Parlons un peu chiffres avec le Conseil National du Logiciel Libre (chiffres CNLL 2017) :

Chiffre d’affaires sur secteur libre

4,426 milliards d’euros

Hausse par rapport à 2016

+8%

Chiffre d’affaires sur secteur libre estimé en en 2020

5,65 milliards d’euros

Taux estimé de pénétration du marché en 2020

11,11%

La place de la France dans le monde Open Source

Le gouvernement français a largement fait la promotion de l’Open Source pour ses propres services. Citons par exemple Mounir Mahjoubi, Le Secrétaire d’Etat chargé du Numérique, en ouverture du Paris Open Source Summit en décembre dernier :

Mounir Mahjoubi

« C’est formidable parce qu’on a de plus en plus d’entreprises françaises et d’entreprises francophones qui regardent maintenant les solutions du libre comme des moyens de se transformer, d’optimiser leur fonctionnement et pas juste comme la possibilité de remplacer un logiciel payant par un logiciel gratuit. Et ça, c’est une vraie transformation ! Pour l’Etat, c’est à peu près la même chose. Nous travaillons sur des grands sujets de souveraineté, de transformation radicale, de création de la plateforme numérique de l’Etat et sur ces sujets, les valeurs de base du libre, les solutions du libre nous correspondent. » (à retrouver en intégralité et en vidéo ici)

Les collectivités locales et territoriales, elles, se tournent de plus en plus vers lOpen Source pour leurs projets de messagerie. Certes, d’une part c’est parce qu’il s’agit de la solution recommandée par le «Référentiel général d’interopérabilité 2.0 », publié le 20 avril 2016 par le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique.

Mais plus seulement ! Elles ont réellement intégré trois éléments essentiels relativement nouveaux :

  1. l’Open Source permet une gestion tarifaire modérée et maitrisée,

  2. l’Open Source fait gagner en souveraineté vis-à-vis des grands groupes américains,

  3. Et surtout l’Open Source s’adapte à l’utilisateur, parfois de façon totalement transparente pour que les transitions entre les outils se passent le plus simplement possible.

Un projet de messagerie à grande échelle en Open Source est-il vraiment crédible ?

On ne vous poserait pas la question si la réponse était non ! Le marché de la messagerie d’entreprise est aujourd’hui complètement saturé par GSuite, Microsoft Exchange, Lotus et Domino (IBM). Pourtant quelques petits villages gaulois (et étrangers) continuent de combattre l’envahisseur avec des solutions tout à fait pertinentes.

Village Gaulois

Il est aujourd’hui tout à fait possible pour BlueMind de migrer des messageries propriétaires de toutes tailles vers une architecture Open Source et ce sans aucun impact sur l’utilisateur final !

Le client Outlook par exemple, qui domine le marché et qu‘on est toujours frileux à faire évoluer de peur de chambouler des décennies d’habitudes, peut rester sur le poste de l’utilisateur final. BlueMind opère sa magie dans les coulisses en étant le seul à proposer un support Outlook natif, sans connecteur, et le seul à intégrer la gestion complète du collaboratif dans Thunderbird.

Bluemind

Un peu de philosophie pour finir; Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.” (Lao Tseu) Les étoiles de l’Open Source sont parfaitement alignées pour renverser complètement les jeux de pouvoir dans le secteur, reste à faire les premiers pas !

Par ailleurs, nous vous invitons à lire ou relire notre brève concernant le rachat de GitHub, Mecque de l’Open Source, par Microsoft, l’éternel némésis.

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